(Documentation photographique VdG)

Journaux: Edipresse abandonne les nouvelles caissettes à prépaiement

Par dans GHI le 16 avril 2008

Confronté à la concurrence des gratuits, l’éditeur du «Matin» et de la «Tribune de Genève» revient aux caissettes ouvertes.

Les caissettes à prépaiement en ville de Genève, c’est fini. Apparues il y a une année avec le nouveau concept d’unification lancé par la Ville, ces boîtes d’un genre nouveau exigeaient que le lecteur paie d’abord ses journaux avant de pouvoir y accéder. Depuis quelques semaines pourtant, si le monnayeur n’a pas disparu, Le Matin et la Tribune de Genève sont revenus au classique rabat qui donne immédiatement accès aux quotidiens, mais simplifie également la tâche des chapardeurs.

Le Matin plus touché

Yves Rapin, responsable du département diffusion chez Edipresse ne s’en cache pas: «La part de marché prise par les gratuits a été telle que les journaux payants ont été désavantagés. Nous ne sommes donc pas prêts à faire le pas vers les caissettes fermées».

Car si l’éditeur lausannois a annoncé un bénéfice en hausse de 7% en 2007, le gratuit Matin Bleu est toujours déficitaire et – surtout – la lutte sur ce marché handicape Le Matin semaine et la Tribune, dont les ventes ont reculé de 3,3%. En ce qui concerne les caissettes genevoises, M. Rapin ne peut quantifier «la perte de prise en main car ce système a été introduit à l’arrivée des gratuits. En outre, estime le responsable, le test s’est fait au centre-ville, là où les gratuits sont les plus présents». Seule certitude, Le Matin pâtit de sa proximité de format et de concept avec les nouveaux gratuits.

Journaux: Edipresse abandonne les nouvelles caissettes à prépaiement

(Documentation Photographique VdG)

Au final, est-ce qu’Edipresse ne se ficherait pas totalement que ses journaux soient volés, pourvu qu’ils soient lus? «On ne peut pas dire ça», s’insurge M. Rapin. «Nous ne voulons pas donner le message que voler nos journaux est acceptable. On préférerait inciter les gens à lire encore la presse payante, mais les gratuits ont pris une place importante», reconnaît le responsable.

Au niveau de la Ville, l’abandon du prépaiement ne comporte que des avantages: «ça nous arrange puisque nous n’avons plus à prévoir une variante spécifique pour Edipresse», estime Antonio Pizzoferrato, chef du domaine public municipal. Pour l’éditeur c’est également tout bénéfice, puisqu’une caissette à prépaiement coûte à l’achat et à l’entretien jusqu’à 10 fois plus que les autres.

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One thought on “Journaux: Edipresse abandonne les nouvelles caissettes à prépaiement

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