Offensive sur la machine à cash des cafetiers

Offensive sur la machine à cash des cafetiers

Par dans GHI le 10 juin 2015

Concurrent de la Société des cafetiers, le GPRH ouvre un cours cafetier novateur. Il menace la principale source de revenus de l’association patronale historique.

Genève compte un cours de cafetier de plus (lire l’encadré). Délivrée comme ça, la nouvelle n’intéressera guère que les quelque 500 personnes qui se présentent chaque année à l’examen du Certificat de cafetier-restaurateur (pdf). Dans les faits, un nouveau front s’ouvre dans la guerre de la limonade.

L’essentiel du revenu

«Ces cours rapportent entre 5 et 600’000 francs par an à la Société des cafetiers. Il s’agit de l’essentiel de ses revenus», relève ainsi Roland de Siebenthal, propriétaire du Lyrique et ancien trésorier de l’association patronale. Bien qu’elle ne soit pas seule sur le marché, la Société des cafetiers peut en effet compter sur sa position éminente et une belle exposition sur le web pour mettre en avant des cours qui coûtent au minimum 3400 francs sur sept semaines.

Laurent Terlinchamp, président de la Société des cafetiers, réfute pourtant toute attaque du GPRH, dont les soixante membres sont issus d’une scission d’avec l’association historique et ses 1400 adhérents: «Il ne s’agit en aucun cas d’un missile. Plusieurs organismes donnent ces cours. Au final, qualité et résultats font le marché», estime, M. Terlinchamp, qui met en avant le succès des candidats présentés par son association et la confiance du Service du commerce, chargé des examens.

Limiter la casse

Offensive sur la machine à cash des cafetiers

Jean-Pierre Bedonni, président du GPRH et chargé de la formation. DR

Dans ce duel à fleurets mouchetés, le Groupement professionnel des restaurateurs et hôteliers (GPRH) n’est pas en reste. Son président, Jean-Pierre Bedonni, précise ainsi que «l’objectif est d’aider les gens à se former correctement et limiter tant la casse que la concurrence déloyale. Si ça peut dynamiser les cours de cafetier, tant mieux.»

Reste qu’avec un système de cours que tout un chacun peut suivre à la maison, à son rythme, et une politique tarifaire agressive, le GPRH s’apprête à se tailler une jolie part dans la prébende dont jouit jusqu’ici la Société des cafetiers.

Formation à distance
«Si nous avons quitté la Société des cafetiers, c’est pour faire mieux qu’elle sur tous les plans et, désormais, aussi dans le cadre de la formation.» Pour Jean-Pierre Bedonni, également responsable du Centre de formation du GPRH la plate-forme d’e-learning qui s’ouvrira en août constitue un plus bienvenu: «Notre accord avec la HES-SO Valais était l’assurance d’avoir une base de première qualité puisque celle-ci est chargée des cours cafetier valaisans depuis 2004.»

Offensive sur la machine à cash des cafetiers

Pierre-Antoine Dubuis

Par ailleurs, «la plate-forme internet, assurée par Ritzycampus, forme déjà un tiers des personnes se présentant à l’examen en Valais», relève Pierre-Antoine Dubuis, chef de projet à la HES Valais.

Cours, modules, révisions et même examens blancs pourront être conduits directement par internet. Enfin, «un training intensif de deux semaines avec des professeurs physiquement présents», est proposé. Suivant les modules choisis, il en coûtera aux étudiants entre 500 et 3000 francs.

Lire l’article sur le site de GHI

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