Il force 150 rendez-vous sur Tinder et... foire chaque rencontre

Il force 150 rendez-vous sur Tinder et… foire chaque rencontre

Par dans Electronique le 27 août 2016

Sebastian Stadil habite la Silicon Valley et travaille dans le cloud computing. A 31 ans, il se dit «totalement inadéquat lorsqu’il s’agit de séduction». A la recherche de la femme qui partagera sa vie, il a tout naturellement eu recours à une solution de geek: hacker Tinder, l’application mobile de drague express.

Le résultat ne s’est pas fait attendre. En automatisant la drague grâce à un programme de sa conception, il a décroché 150 rendez-vous en 4 mois. Rencontres qui ont toutes été… des désastres.

Sur son blog, Sebastian Stadil explique sa démarche: «Je suis un petit gros chauve dont la seule qualité consiste à ne pas être un tueur à la hache. Je recherche celle qui partagera ma vie pour les années à venir et m’apportera le bonheur.»

Quelques lignes de code plus tard, son algorithme est prêt. Sa mission? Une triple automatisation: celle du choix des partenaires, des conversations destinées à les intéresser et – enfin – de la fixation des rendez-vous.

Typiquement, le système envoie aux cibles un premier message via un chatbot:

Bonjour. J’ai vu ton profil et j’ai pensé qu’on s’entendrait bien tous les deux. Tu serais partante pour un café la semaine prochaine ?

Sans réponse, un nouveau message est envoyé chaque jour.

Peut-être que ton truc c’est plutôt les pâtisseries? Je connais un endroit qui sert des cakes au chocolat, des tartes aux fruits et des macarons. 🙂

Un autre jour sans réponse.

Ok. Si tu n’aimes ni le café ni les pâtisseries, on peut essayer le thé. Qu’est-ce que tu penses d’un thé?

En tout, sept propositions sont envoyées, sur Tinder, mais aussi d’autres réseaux sociaux, comme OKcupid. Au final, Sebastian reçoit des centaines de réponses positives.

Le système demande alors un numéro de portable et, via un service de sms en ligne, prend des rendez-vous à la chaîne.

Trois rendez-vous par jour

Cet important volume de réponses positives crée un souci logistique: comment ne pas se perdre dans cet océan de rendez-vous prévus? En d’autres mots: «Comment être sûr de ne pas manquer l’élue?», s’interroge-t-il.

Tout d’abord, privilégier le café, moins cher et plus facile lorsqu’il faut battre en retraite. Ensuite, les lieux de rendez-vous seront proches de lui, «quitte à envoyer un Uber lorsque la distance est un problème». Enfin, il fixe trois rendez-vous par jour, afin de maximiser le rendement temporel.

Mais ce nombre élevé de rencontres pose un nouveau défi: comment se retrouver dans toutes ces conversations alors qu’un second rendez-vous est parfois envisageable? Une feuille de calcul dans un tableur fera l’affaire.

Forcer l’amour

Et, au bout de cette organisation sans faille… l’échec.

Comme le reconnaît Sebastian lui-même, «organiser des rendez-vous à grande échelle ne convient pas vraiment à la découverte d’intérêts communs.» Les rencontres sans lendemain s’accumulent. Un petit coup de coeur tourne même au fiasco.

Au final, s’il pense toujours que «la technologie peut forcer l’amour», il convient que cela reste plus «du domaine de la croyance irrationnelle».

Pour l’info originale, merci twitter:@acbm_com aka Le Virus Info

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